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Summer Wars

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Aka Guymelef



Nécromancien en maraude d'âme

Et si Facebook s'appelait Oz et était maintenant connecté à nos services publics. Et si un calé en math recevait un jour une équation par email.


Voila longtemps que je n'étais pas allé au cinéma, et pour couronner le tout je vais même faire l'expérience de la salle vide. Ha non quelques familles arrivent, après c'est d'un dessin animé dont il s'agit, les lumières baissent puis se rallument, la focale du projecteur n'est pas mise au point (un problème que je n'avais plus eu le plaisir de voir depuis la diffusion du premier "film" de DBZ en France, oui ça remonte). Les lumières s'éteignent cette fois pour de bon, le film commence...

Et si on commençait par un imbroglio

Natsuki Jinnouchi, labellisé "plus belle fille du lycée™", embarque un simple étudiant pour sa campagne natale sous prétexte de lui fournir un petit boulot. Ce dernier, prénommé Kenji, fait occasionnellement de la maintenance sur Oz, le réseau des réseaux sur Internet, et est accessoirement une tête en mathématique, presque lauréat pour représenter son pays dans un concours mathématique.

Et quelle sera le boulot confié par Natsuki à notre jeune lycéen : tenir le rôle de son petit-copain devant sa famille réunit pour l'occasion des 90 ans de sa grand-mère et à qui Natsuki à menti au sujet de son amoureux pour ménager sa mamie un peu faible du cœur.

Nous voila donc parti avec notre Kenji, puceau en tout, à la rencontre du clan Shinohara, fondé à l'ère Meiji, aujourd'hui désargenté mais toujours aussi fier de ses racines. Le tout entre-coupé d'explication sur ce qu'est Oz ainsi que des dernières activités pas catholiques qui s'y passent dernièrement.

Skynet remet ça

Dans le film, le monde semble avoir adopté un seul réseau pour tout, Oz. Oz fait à la fois office de réseau social, de site de vente, d'aires de ludisme ou encore de centre administratif. Étonnamment s'y trouves rattaché la gestion des canalisation, celles de contrôle satellites ou encore même les batteries de missiles nucléaires...

Oz est accessible par tout ce qui a un écran et une connexion Internet, PC, mobile, console, télévision et je suppose que c'est la honte de la loose de pas avoir son compte sur Fesseb... je veux dire Oz. Après tout on peut se créer un avatar trop mimi/classe non, que demande le peuple ?

Soudain un virus émerge sur Oz et envoi un mail à toute la planète demandant aux gens de résoudre une équation. Kenji la résout en quelques instants et renvoi la réponse, mal lui en pris car son compte, comme tout les autres ayant répondu, sont piratés par le virus et de surcroit il s'avère que la résolution de l'équation est en fait le mot de passe du système d'Oz.

Le virus se met alors en quête de destruction par jeu ou plutôt par volonté d'apprendre et d'expérimenter causant de graves pagailles au sein du monde, et les pagailles se transforment en catastrophes... Reviens alors à notre clan de nous débarrasser du virus puisqu'apparemment personne d'autre n'en est capable sur la planète. Peut-être qu'en débranchant le câble remarque... bah...

Et l'Homme dans tout ça ?

Évitant complètement l'écueil du "je vous en met plein les mirettes avec mon monde virtuel", les incursions dans Oz ne sont que très limitées et sont toujours justifiées. L'histoire se concentre en fait plus sur le clan que sur les problèmes informatiques.

Le clan nous apparaît de façon assez sympathique en fait, on se croirait presque à notre propre réunion de famille, loin de tout snobisme ou de toute droiture inflexible comme on pourrait trouver au Japon. Du clan se détache plusieurs figures :

tout d'abord l'arrière grand-mère, dont c'est l'anniversaire, et qui tient toujours les rênes de la famille avec bon sens et fermeté. Elle impressionne même en appelant tout les responsable du pays pour leur secouer les puces afin d'éviter que le Japon ne sombre de l'anarchie numérique. Elle métaphorise le lien du clan à travers la nourriture, chaque repas en famille prenant alors le sens de resserrer les liens familiaux.

L'autre figure, masculine, c'est Wabisuke, l'enfant illégitime de l'arrière-grand-père, qui bien qu'adopté a fui la famille depuis 10 ans et revient pointer le bout de son nez juste pour l'anniversaire. D'apparence très sarcastique et sardonique (il prétend ne même pas savoir ce qui pourrait bien rameuter le clan comme ça) il a une ambition tout autre, une ambition même qui le dépassera.

De ces deux figures s'ajoutent les autres membres de la nombreuse famille (plus de 26 personnes représentés !) dont notamment Kenji, le protagoniste par qui les péripéties arrivent et surtout Kazuma le lapin blanc virtuel pratiquant le Kung-Fu dans Oz et Otaku enfermé chez lui à 13 ans dans la vie.

Natsuki, l'héroïne, a elle un rôle assez effacée en tant qu'héritière du clan même si c'est pourtant elle qui tient la tête de l'affiche (de cinéma) même si son rôle reste important.

C'était mieux avant

Un des thèmes sous-jacent du film est le contraste entre monde moderne et ancien monde (représenté par la campagne japonaise). Ainsi nos protagonistes utilisent tous avec plus ou de moins succès dans leurs communications des téléphones portables ou des ordinateurs, mais lorsque c'est la grand-mère qui utilise son vieux téléphone à cadran pour appeler la haute sphère d'influence tout de suite le japon commence à se sentir mieux.

De même on pourra noter que parmi toutes les possibilités vidéo-ludiques offertes par Oz, le destin de se dernier se jouera sur une simple partie de Hanafuda , un jeu tout sauf récent. De même l'avatar de Natsuki porte un Hakama de cérémonie, uniquement porté le jour de la remise des diplômes aujourd'hui mais qui pourtant était encore porté quotidiennement avant.

Mais ce contraste ne se manifeste pas comme un choc est n'est pas vraiment le sujet principal du film qui reste plutôt dans le domaine de la famille et de l'unité.

Le film ne se veut pas une diatribe du monde de l'informatique. Oz est dépeint comme un monde coloré et grouillant (bien que le fond blanc soit un peu trop présent), les personnes peuplant ce monde, les avatars, sont eux aussi très chaleureux et réfute l'idée d'une aliénation par la machine. De même on apprend que Kazuma l'otaku se débrouillerait de mieux en mieux grâce à Oz car il lui a permis d'apprendre les arts martiaux à distance avec un de ses oncles et se réalise en participant à des rencontres de sports de combat virtuel où il excelle.

J'ai noté aussi trois points culturels assez flagrants et polémiques :

  • les USA sont clairement identifiés comme les commanditaires de l'attaque virale
  • Le """méchant""" utilise un iPhone
  • Les seules consoles portables à apparaître sont des Nintendo DS

Sbirematqui



Expert en Cachalots

J'ai eu vent de ce film, mais j'ai trouvé que ton article était un peu... neutre. Tu n'as pas un avis sur sa qualité ? Tu l'a aimé ? perplexe

Aka Guymelef



Nécromancien en maraude d'âme

Sbirematqui a écrit :

"

J'ai eu vent de ce film, mais j'ai trouvé que ton article était un peu... neutre. Tu n'as pas un avis sur sa qualité ? Tu l'a aimé ?

"

C'est un article "film" qui n'a pas pu l'être suite à un bug sur AG, c'est pour ça qu'il est neutre dans le ton.

Sinon oui j'ai bien aimé ce film, le mélange entre les problèmes familiaux du clan et l'attaque d'Oz s'entrecroise à merveille et fonctionne en synergie. Je n'ai pas détecté de lenteur ou de remplissage de la part du film, je dirais même qu'il fourmille de petites histoires plus ou moins importantes et qui sont surtout là pour nous faire connaître un peu mieux la nombreuse famille du clan Shinohara.

L'animation ne souffre d'aucun problème particulier même si le travail d'ombrage est un peu léger à mon goût. Le character design n'est pas complètement réaliste mais reste dans cette veine la plupart du temps. Les scènes de tablée sont touffues voire fouillis, chaque personne se servant, mangeant et discutaillant de manière indépendante donnant l'impression de vraiment assister à un repas familial.

Si j'étais allé voir Avatar (et ce ne fut pas le cas) j'aurai aimé avoir ce genre de scénario recherché. Comme je le disais, l'écueil du trop-plein dans les yeux est magistralement évité. La seule scène d'exposition du monde virtuel se situe au début lors de la présentation du monde d'Oz et après ce ne sont que des scènes indispensables ou bien des cuts faisant de belles ellipse sur ce qu'il se passe actuellement dans le monde alors qu'Oz tombe en ruine.

Conclusion : 6,60€ bien dépensé dans mon cinéma de quartier Smile

 
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